Participation très ouverte autour des Droits culturels

Le Forum ouvert sur le thème des Droits culturels organisé par le Département du Nord a réuni 216 personnes à Roubaix ce mardi 4 juin 2013.

Élaborée au milieu des années 80 par Harrison Owen, cette approche innovante de tenue de réunions permet aux participants d’être de véritables acteurs de la rencontre.

 

Ce forum s’inscrit dans une démarche interdépartementale d’observation et évaluation des politiques publiques au regard des Droits culturels et utilise une méthode basée sur l’autodétermination.

Artistes, agents des collectivités, partenaires issus des secteurs sociaux et culturels se sont retrouvés le temps d’une journée pour échanger très librement sur cette thématique. En partant de l’idée des Droits culturels, ceux qui le souhaitaient ont d’abord inscrit sur une feuille une idée de sujet à approfondir lors d’un atelier.

Toutes les idées ont ensuite été affichées sur le « mur du marché ». Chacun était ensuite libre de rejoindre l’atelier ou les ateliers qui l’intéressait.

Á l’issue de chaque atelier, une personne était chargée de rédiger un compte-rendu dans la « salle des nouvelles » : espace dans lequel des ordinateurs étaient mis à disposition. Chaque compte-rendu était alors immédiatement affiché sur le « Grand journal ».

« Dans mon quotidien, j’ai envie de… », « Dans le meilleur des mondes, j’ai envie de… »… Pour répondre à ces propositions, chacun pouvait déposer un post-it sur le « mur des envies ».

 

Cette liberté et cette réactivité des échanges auraient pu déstabiliser : « Je pensais que ça allait être le bazar, mais finalement, la méthode proposée permet à qui le veut de s’investir dans la démarche. C’est à la fois ludique et sérieux. Et puis les endroits où les travailleurs de terrain, les représentants institutionnels et les artistes peuvent se rencontrer sont rares ! », témoigne Edith Henry, une artiste locale (la pluie d’oiseaux) avant de reprendre la rédaction de son compte-rendu dans la salle des nouvelles.

 

« Ici, tout le monde s’autorégule, les participants font le menu eux-mêmes et choisissent les thèmes sur lesquels ils souhaitent travailler. Aucun formalisme n’est imposé sur la durée des ateliers, et la prise de parole n’est pas imposée. Chacun est libre de quitter un atelier, de prendre un autre en cours… », explique Chrisalyne Gallet, responsable du service du développement culturel au Département du Nord.

 

Devant le « Grand journal », Jane, coordinatrice du forum permanent de l’insertion, discute avec une collègue : « La méthode laisse beaucoup de liberté sur le choix des sujets. L’organisation des ateliers se régule d’elle-même. Pour ma part, c’est un lieu de partage des pratiques qui permet de voir si nous allons dans le bon sens. Et visiblement, nous sommes en avance ! », se satisfait-elle.

 

Retrouvez prochainement l’ensemble des résultats sur la plateforme collaborative droitsculturels.org